| | A l'ombre d'un temple, assis en tailleur, un bonze médite. Il ne semble pas remarquer le flot des passants et le remue-ménage ambiant. Ses yeux fermés aperçoivent d’autres horizons intérieurs. Autour de lui, les tuk-tuks et les taxis, les hommes d’affaires pressés, les vaches et les éléphants se répandent dans la ville comme une fourmilière qu’on aurait dérangée, capharnaüm de couleurs et d’odeurs. Ici, c’est un enfant qui joue sous un arbre noueux aux feuilles fluorescentes devant une femme en sari rose. Là, c’est un policier moustachu qui fait la circulation. Un peu plus loin, un groupe de moines bouddhistes qui discutent en souriant. Faites comme le bonze… fermez les yeux. | |